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Compte-rendu des Bosses du 13 by Lulu !

Par Le Sam 29 oct 2011

Les bosses du 13 (18 septembre 2011)

Retour sur la performance de Jean-Luc Pluquet

Notre lulu national nous a transmis un résumé de sa performance sur les bosses 13. A lire sans modération :

L'avant-course : L'automne commence à s'annoncer, en effet pour se rendre au départ à Luminy, il faut mettre les phares en plus un orage s'est déclenché en fin de nuit rendant encore plus sombre le petit matin. On arrive donc sur le campus de la faculté des sports de Luminy aux portes de Marseille, là où est prévu le départ. Contrairement aux autres années, le départ sera donné 3 kms plus bas, départ arrêté au pied du col de la Gineste, les autres années le départ était lancé.
Comme l'an dernier, j'ai pu prétendre à un dossard prioritaire vu mon classement en 2010 (9ème du scratch et 2ème de ma catégorie). Comme sur les autres cyclos, les coureurs sont rangés dans des sas, les VIP tout devant, puis les prioritaires, et enfin les autres.Cette année le départ a été catastrophique, les organisateurs ont eu l'excellente idée d'ouvrir tous les sas en même temps et comme ceux ci ne sont pas tous les uns derrière les autres, tout le monde s'est mélangé dans un joyeux foutouard. On a même eu des coureurs qui passaient par dessus les barrières pour se retrouver devant.

La course : J'arrive tant bien que mal à partir, je descend donc les 3 kms qui nous séparent de la ligne de départ réel, et je retrouve en bas avec environ 500 ou 600 coureurs devant moi alors que j'avais un dossard dans les 200. La pluie s'est arrêtée, le jour est levé, mais n'ayant pas plut depuis plusieurs mois, la route est rendue très glissante, on appel ça le verglas d'été !! Départ donc au pied du col de la Gineste à bloc pour essayer de remonter le plus de monde possible. Col pas très difficile, 6 kms de montée à environ 5%, grande plaque à l'avant , 18 ou 19 dents à l'arrière et "hardi petit !!!" Ouf, on arrive en haut, mais les premiers avaient déjà attaqué la descente sur une route heureusement privatisée jusqu'à La Ciotat.
Le compteur à souvent frôlé les 70 km/h mais les premiers étaient encore loin !!! Passé La Ciotat, nous voilà parti vers Cassis et la monté de Cereste.

Je trouve la monté de Céreste plus dure que la Gineste, elle est plus longue, moins pentue, mais pour s'accrocher dans un groupe il faut monter assez vite, et pour ça, je ne peux pas monter en force comme j'ai l'habitude de faire. Il faut tourner les jambes assez vite, et ça j'ai pas trop l'habitude, si bien qu'en arrivant en haut, j'en ai plein les bottes !!! Je me retrouve donc dans le second groupe avec les premiers en point de mire, mais encore assez loin. On continue à rouler à bonne allure jusqu'à Gemenos, carrefour des 3 circuits. Là, les choses sérieuses commencent. Dès la sortie de la ville, on attaque la montée du col de l'Espigoulier, 12 kms avec 39*19 et le plus souvent 39*21. Dans le groupe, c'est moi qui semblait avoir le meilleur coup de pédale, c'est vrai qu'il n'y avait pas de gros costauds avec nous !!! A la moitié du col environ, un coureur du club organisateur, le VC la Pomme qui évolue en division continental pro revient sur nous. Bien sûr j'essaye de prendre la roue !!! 100 mètres en sur-régime et le Lulu explose. Les autres reviennent sur moi, je m'accroche dans les roues et tout rentre dans l'ordre.On arrive au sommet de l'Espigoulier, on se retrouve donc un groupe d'environ 15 coureurs, et on n'avait bien sûr pas repris les premiers qu'on avait aperçu une fois ou deux dans la montée, mais là, la messe était dite : (ité missa est comme disaient nos anciens).

Nous voilà maintenant parti vers Nans les Pins dans le massif de la Sainte Beaume, quand il fait soleil c'est très joli, mais ce jour là vent et grisaille, c'était pas le pied !! Nous voilà arrivés à Nans les Pins, on attaque le chemin du retour par St Zacharie. Un autre coureur du VC la Pomme qui était là pour s'entrainer revient sur nous. Je me colle dans sa roue, sur le plat entre 40 et 45 à l'heure bien caché, pas de problème, ça roule !!!! Nous voilà à St Zacharie avec au programme la montée de l'Espigoulier par le versant est, à mon goût plus difficile parce que plus irrégulier est plus casse pattes. Toujours bien calé dans la roue de mon 'meneur', on attaque la montée. Là, j'ai tout de suite vu que ça allait me faire drôle !! Je me suis retrouvé tout seul à m'accrocher dans sa roue, les yeux rivés à son dérailleur. On avait les mêmes cassettes et plateaux, dès qu'il changeait quelque chose, moi aussi!! On a fait les 3/4 de la montée avec 39/21, 39/23, en tournant les jambes comme j'avais jamais fais dans un col, mon cadenceur n'est jamais descendu en dessous de 75 tours minute. Vers le haut du col, je commençais à coincer, il a levé un peu le pied, heureusement, et il a fini par me ramener sur un groupe de 3 autres coureurs. Il a continué tout seul, inutile de dire que je n'ai pas essayé de garder la roue, trop content d'être rentré sur un groupe avec qui j'allais pouvoir rester. Nous voilà en haut du col, et cette fois on descend le côté qu'on avait monté à l'aller.
Et là je dois dire que ce jour là, j'ai eu ma bonne étoile qui a veillé sur moi. Les 3 autres gars avec qui je me suis retrouvé ont fais une descente de funambule à fond les ballons, sur route glissante et la route pas fermée, plusieurs fois je me suis retrouvé à gauche avec heureusement personne en face OUF !!! Merci ma bonne Etoile !!! Nous voici donc revenus à Gemenos, direction Aubagne. Entente parfaite entre nous 4.

On arrive à Aubagne, dernier ravito, et là badaboom, un signaleur nous aiguille sur une mauvaise route, caffouillage dans le groupe, et le Lulu par terre !! Aucun mal, je me relève vite, mais bien sûr les autres ne m'ont pas attendus !! tiens donc !!!! Je me retrouve tout seul, face au vent avec encore environ 40 kms à faire. Tout seul face au vent, l'allure n'était plus du tout la même, je me suis retrouvé complètement planté, plus d'essence !!! Je continue à mon allure, 2 coureurs que j'avais lachés dans la 2ème montée de l'Espigoulier reviennent sur moi, je réussi à prendre les roues. Heureusement, avec le vent qui soufflait, si j'avais dû terminer tout seul, j'y aurais passé toute l'après midi tellement j'étais collé. Je prenais presque plus les relais, j'avais qu'une pensée : arriver avec eux à La Ciotat au pied de la dernière montée vers le plateau de Carpiagne et de replonger sur Marseille. Nous voilà enfin à La Ciotat. Dernière montée, 6 kms à découvert avec le mistral en pleine poire !! Là encore, sauve qui peut, aucun des 2 coureurs avec qui j'étais n'a voulu faire une montée rapide, je me suis accroché comme j'ai pu à la limite de sauter plusieurs fois. Le sommet est arrivé comme un délivrance, on a plongé sur Marseille par la même route qu'on avait pris au départ (col de la Gineste) sur route sèche cette fois, le soleil était revenu.

Arrivé en bas, il ne restait plus que 3 kms de faux plat montant pour passer la ligne d'arrivée. Inutile de dire que je n'ai même pas essayer de disputer l'arrivée avec mes 2 compères, j'ai franchi la ligne 10 ou 15" après eux bien content d'être resté avec eux, je les ai d'ailleurs chaleureusement remerciés après la ligne. Voilà, c'était la dernière de la saison, avec au final un super résultat : 21ème du scratch à 19' du vainqueur et 1er de ma catégorie.
dsc01940.jpgRécompenses. Lulu premier de sa catégorie.